PEA-PME : plafond, titres éligibles et fiscalité
En bref.
- Depuis mai 2019, les versements cumulés sur votre PEA et votre PEA-PME sont limités à 225 000 €, dont 150 000 € maximum sur le PEA classique.
- Pour les retraits avant 5 ans en 2026, le gain supporte normalement 12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux.
- Après 5 ans, les gains retirés sont exonérés d’impôt sur le revenu ; les prélèvements sociaux sont de 18,6 % depuis le 1er janvier 2026, sous réserve des règles historiques.
- Un retrait partiel après 5 ans ne ferme pas le plan et permet de nouveaux versements dans la limite encore disponible.
La fiscalité du PEA-PME suit les règles du plan d'épargne en actions classique, ou PEA. Après cinq ans de détention, les gains retirés échappent à l'impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux restent dus au taux de 18,6 % en vigueur depuis le 1er janvier 2026, selon impots.gouv.fr. Le plafond de versement cumulé entre les deux plans est fixé à 225 000 €, sans limiter la progression du capital.
Quelle différence entre PEA et PEA-PME ?
Le PEA-PME s'adresse aux petites et moyennes entreprises ainsi qu'aux entreprises de taille intermédiaire (ETI). Son univers d'investissement demeure plus restreint que celui du PEA bancaire classique. Les titres éligibles correspondent à des sociétés qui respectent des seuils d'effectif, de chiffre d'affaires et de bilan.
Selon service-public.gouv.fr, les deux plans partagent la même fiscalité mais conservent une date d'ouverture distincte. Le décompte des cinq ans démarre au premier versement sur le PEA-PME, sans reprendre l'antériorité de votre PEA classique. Cette règle s'applique en 2026 et a été vérifiée le 19 octobre 2026.
Le choix de votre enveloppe oriente directement la sélection de vos supports d'investissement. Par exemple, un fonds indiciel présenté dans notre guide des ETF monde éligibles au PEA n'est pas automatiquement éligible au PEA-PME : vérifiez-le dans son prospectus.
Comment s’articulent les plafonds de versements ?
Depuis mai 2019, les versements sur un PEA-PME s'inscrivent dans un plafond global de 225 000 € par titulaire. Le PEA bancaire classique accepte quant à lui un maximum de 150 000 € de dépôts. Les plus-values accumulées ne réduisent jamais votre capacité de versement restante, selon impots.gouv.fr au 19 octobre 2026.
| Versements PEA | Versements PEA-PME | Cumul versé | Encore possible sur le PEA | Encore possible sur le PEA-PME | Capacité totale restante |
|---|---|---|---|---|---|
| 150 000 € | 0 € | 150 000 € | 0 € | 75 000 € | 75 000 € |
| 80 000 € | 50 000 € | 130 000 € | 70 000 € | 95 000 € | 95 000 € |
| 0 € | 225 000 € | 225 000 € | 0 € | 0 € | 0 € |
| 50 000 € | 175 000 € | 225 000 € | 0 € | 0 € | 0 € |
Références : articles L. 221-30 et L. 221-32-1 du Code monétaire et financier ; règles depuis mai 2019, vérifiées le 19 octobre 2026.
Les dépôts effectués sur chaque compte diminuent une enveloppe globale unique de 225 000 €. Effectuer un retrait ne libère aucun nouveau droit de versement ultérieur sur le plan. De même, les variations de la valeur liquidative de votre portefeuille n'affectent pas vos plafonds de dépôt légaux.
Quels titres peuvent être éligibles au PEA-PME ?
Le plan accueille des actions d'entreprises cotées ou non cotées, des parts de SARL et des fonds d'investissement spécialisés. Certains titres participatifs ou obligations à taux fixe sont également admis sous conditions légales strictes.
L'article L. 221-32-2 du Code monétaire et financier encadre les effectifs, le chiffre d'affaires et le total de bilan. Pour les sociétés cotées, la capitalisation boursière, soit la valeur boursière globale de l'entreprise, reste strictement plafonnée. Le Bulletin officiel des finances publiques (BOFiP) exige un siège social en France, dans un autre État de l'Union européenne ou dans l'Espace économique européen sous conditions, disposition vérifiée le 19 octobre 2026.
Les titres non cotés appliquent un plafonnement fiscal spécifique sur les dividendes perçus dans le plan. Selon le BOFiP, l'exonération d'impôt sur les produits de ces titres est limitée à 10 % du montant des placements. La fraction excédentaire est imposée à l'impôt sur le revenu, avec les prélèvements sociaux, l'année de son paiement, même sans retrait d'argent.
Comment les retraits sont-ils imposés avant et après cinq ans ?
Avant cinq ans, tout rachat entraîne en principe la clôture immédiate de votre PEA-PME, d'après impots.gouv.fr. Le gain net supporte le prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 %, soit 12,8 % d'impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux. Vous pouvez toutefois choisir le barème progressif de l'impôt lors de votre déclaration fiscale annuelle.
Après cinq ans, les plus-values retirées bénéficient d'une exonération totale d'impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux restent obligatoires au taux de 18,6 % en vigueur depuis le 1er janvier 2026. Pour les plans ouverts avant 2018, des taux historiques de prélèvements sociaux s'appliquent à une partie des gains, selon la date d'ouverture.
Le simulateur ci-dessus applique ces règles à un versement initial de 10 000 € complété par 300 € par mois. Le rendement annuel de 4 % constitue une hypothèse d'étude et ne préjuge aucun résultat futur garanti. L'outil affiche le capital au retrait, les versements, le gain, puis l'impôt, les prélèvements sociaux et le net d'un retrait total, avant et après cinq ans. Il ne tient compte ni de l'inflation ni des taux historiques des plans ouverts avant 2018.
Lors d'un retrait partiel, l'assiette imposable est proportionnelle à la fraction de gain contenue dans la valeur totale. Chaque rachat comprend obligatoirement une part de capital non imposable et une part de gain taxable. Vous pouvez évaluer d'autres scénarios de retrait total avec notre simulateur PEA.
Après cinq ans, un rachat partiel permet de conserver le plan et d'effectuer de nouveaux versements ultérieurs. Avant cinq ans, le licenciement, l'invalidité ou la mise à la retraite anticipée autorisent un retrait sans clôture obligatoire, mais les gains retirés restent imposables.
Quels risques de concentration et de liquidité faut-il considérer ?
Le risque de concentration apparaît lorsque votre épargne dépend d'un nombre restreint d'entreprises ou d'un secteur économique unique. Les PME locales n'offrent pas le niveau de diversification d'un portefeuille d'actions internationales. Le capital placé en actions n'est jamais garanti et subit les fluctuations des marchés financiers.
La liquidité désigne la facilité de vendre un actif rapidement sans baisse excessive de son prix. Sur les petites capitalisations, les faibles volumes d'échanges peuvent retarder l'exécution de vos ordres. Pour les titres non cotés, la recherche d'un acquéreur peut être longue.
L'avantage fiscal d'un PEA-PME doit toujours se mesurer face à ces contraintes de liquidité et de volatilité. Pour comparer ces atouts avec d'autres placements, consultez notre étude entre PEA ou assurance vie.
Comment vérifier l’éligibilité d’un titre sans se fier à son nom ?
La cotation d'un titre sur Euronext Growth ou Euronext Access ne garantit pas son éligibilité au PEA-PME. Avant d'acheter une valeur méconnue, effectuez ces vérifications méthodiques auprès des documents réglementaires :
- Identifiez l'actif par son code ISIN, qui constitue son identifiant financier international unique.
- Rassemblez les informations publiées par l'émetteur sur son effectif, son chiffre d'affaires et son bilan : le titulaire justifie l'éligibilité auprès de l'organisme gestionnaire.
- Pour un fonds commun de placement, examinez le quota minimal d'actifs éligibles dans le prospectus.
- Demandez une confirmation écrite auprès de votre intermédiaire financier avant de valider votre ordre d'achat.
Selon le BOFiP, l'éligibilité d'une action s'apprécie au regard de l'avant-dernier exercice comptable clos qui précède la date d'acquisition des titres. Cette doctrine fiscale s'applique en 2026 et reste vérifiée au 19 octobre 2026.
Les successions, la fiscalité internationale et les transferts de plan à l'étranger obéissent à des règles spécifiques. Pour ces situations particulières, consultez les instructions d'impots.gouv.fr ou sollicitez votre notaire.
À vérifier
- Vérifier la date du premier versement sur le PEA-PME, indépendamment de celle du PEA classique.
- Identifier la part de gain comprise dans le retrait demandé.
- Demander le traitement des gains historiques si le plan a été ouvert avant 2018.
- Distinguer retrait partiel et retrait total : ce dernier ferme le plan.
- Contrôler les versements cumulés sur les deux plans avant tout nouveau dépôt.
- Faire confirmer les conditions d’une éventuelle exception avant un retrait anticipé.
Questions fréquentes
Peut-on détenir un PEA-PME sans PEA classique ?
Oui. Selon Service Public, le PEA-PME peut fonctionner seul. Son plafond de versements est de 225 000 € depuis mai 2019. Si vous ouvrez ensuite un PEA classique, les versements sur les deux plans restent soumis à cette même limite globale. Règle vérifiée le 19 octobre 2026.
Le décès du titulaire bénéficie-t-il de l’exonération après 5 ans ?
Selon impots.gouv.fr, le décès clôt le plan et les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu, même avant 5 ans. Les prélèvements sociaux restent dus. Les règles successorales constituent un sujet distinct, à examiner avec un notaire. Règle applicable en 2026, vérifiée le 19 octobre 2026.
Une perte à la clôture peut-elle être utilisée fiscalement ?
Selon impots.gouv.fr, une moins-value constatée à la clôture peut, sous conditions, compenser des plus-values mobilières de la même année ou des dix années suivantes. Les conditions de liquidation du portefeuille doivent être vérifiées auprès du teneur de compte. Règle applicable en 2026, vérifiée le 19 octobre 2026.
Ce contenu fournit des informations générales, pas un conseil personnalisé en investissement, en fiscalité ou en retraite. Les placements comportent des risques, dont la perte en capital. Les simulations reposent sur des hypothèses et ne garantissent aucun résultat. Consultez les règles officielles et, si nécessaire, un professionnel avant de décider.